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L'importance du
texte chez Bach
Weinen,
Klagen, Sorgen, Zagen
BWV 12
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Pour ma
contribution au CD-ROM édité par Harmonia
Mundi et Lorcom Multimédia à l'occasion du
deux cent cinquantième anniversaire de la mort
du Cantor († 1750), je me suis attaché, à
partir d'exemples tirés des cantates, à
démontrer la cohérence des quatre niveaux de
lecture : La musique sacrée de Bach veut convaincre. Elle est un discours entre le compositeur et son auditoire, prononcé dans une langue intelligible, et ce dans le contexte ecclésiastique de l'Allemagne luthérienne du XVIIIe siècle. Perdre de vue un des quatre éléments du système constitué par le musicien, son public, son message et le contexte mutile l'analyse musicologique. Comprendre comment les quatre niveaux de lecture participent à l'impact du discours amène à s'interroger sur l'auditoire et sur sa perception du discours. Est-il surprenant de retrouver dans l'œuvre du Cantor l'art réthorique de Martin Luther, les préoccupations philosophiques de Gottfried Wilhelm Leibniz, celles du fidèle du XVIIIe siècle, la science ésotérique des nombres chère à Johannes Kepler, l'héritage pythagoricien de la musique de Jehan de Murs, les raccourcis fulgurants de Nicolas de Cues et des traces de l'engouement pour les Rose-Croix ? Pour moi, en tout cas, la réponse est définitivement négative.
"La musique, chez
Bach, tend à devenir un être vivant, palpitant
et sensible"
"Dieu peut
remercier Bach, parce que Bach est la preuve
de l'existence de Dieu"
"La seule
affirmation que nous pouvons poser, et que
prouve l'expérience, c'est que la musique
seule mérite d'être célébrée après la parole
de Dieu."
"... und ist
Christi Reich ein hör Reich, nicht ein sehe
Reich..."
"Sagesse cachée et
trésor invisible, |
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