J.S.Bach

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 Introductions

 Exemples tirés de cantates

    Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen BWV 12
    Nun ist das Heil BWV 50
    Jauchzet Gott in allen Landen BWV 51
    Ein feste Burg ist unser Gott BWV 80
    Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit BWV 106
    Das neugeborne Kindelein BWV 122
    Laß, Fürstin, laß noch einen Strahl BWV 198

 Autres exemples

 Annexes

Johann Sebastian Bach
une aventure interactive au cœur de son univers musical
 

 

Pour ma contribution au CD-ROM édité par Harmonia Mundi et Lorcom Multimédia à l'occasion du deux cent cinquantième anniversaire de la mort du Cantor († 1750), je me suis attaché, à partir d'exemples tirés des cantates, à démontrer la cohérence des quatre niveaux de lecture :
- le texte mis en musique,
- la forme du discours musical,
- l'articulation rhétorique de ce discours, tant dans son plan que dans ses figures,
- la symbolique des nombres.

La musique sacrée de Bach veut convaincre. Elle est un discours entre le compositeur et son auditoire, prononcé dans une langue intelligible, et ce dans le contexte ecclésiastique de l'Allemagne luthérienne du XVIIIe siècle. Perdre de vue un des quatre éléments du système constitué par le musicien, son public, son message et le contexte mutile l'analyse musicologique.

Comprendre comment les quatre niveaux de lecture participent à l'impact du discours amène à s'interroger sur l'auditoire et sur sa perception du discours. Est-il surprenant de retrouver dans l'œuvre du Cantor l'art réthorique de Martin Luther, les préoccupations philosophiques de Gottfried Wilhelm Leibniz, celles du fidèle du XVIIIe siècle, la science ésotérique des nombres chère à Johannes Kepler, l'héritage pythagoricien de la musique de Jehan de Murs, les raccourcis fulgurants de Nicolas de Cues et des traces de l'engouement pour les Rose-Croix ? Pour moi, en tout cas, la réponse est définitivement négative.

 

"La musique, chez Bach, tend à devenir un être vivant, palpitant et sensible"
(Pierre Vidal)

"Dieu peut remercier Bach, parce que Bach est la preuve de l'existence de Dieu"
(Cioran)

"La seule affirmation que nous pouvons poser, et que prouve l'expérience, c'est que la musique seule mérite d'être célébrée après la parole de Dieu."
(Martin Luther)

"... und ist Christi Reich ein hör Reich, nicht ein sehe Reich..."
(... et le royaume de Christ est un royaume de sons, et non un royaume visible...)
(Martin Luther, sermon de Meresbourg, 1545)

"Sagesse cachée et trésor invisible,
à quoi servent-ils l'un et l'autre ?"
Sagesse de Sira 41,14.